de Bombay à Kathmandu
Périple de l'Inde au Népal, avec un projet photographique portant sur la gestion des déchets.

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Bombay (01/08)

 

L'Inde, première vision : Bombay (Mumbai)

 

 

 

 

Ville déroutante. Monstrueuse, sale et tropicale. Ici l'urbanisation semble cohabiter avec la végétation. A perte de vue des immeubles gris délabrés où poussent en chaque recoin une mousse d'un vert éclatant. Des routes au bitume déchiré par d'énormes racines, sur lesquelles viennent s'entasser taxis, Hommes et vaches.. Un ciel sombre vient chroniquement déverser des litres d'eau. C'est sans doute pour aider la nature à reprendre le dessus. Dans ce troublant décor où pullulent des millions de vies, une odeur incroyable emplit mes narines. Un subtil mélange de moisi, de pot d'échappement et d'épices. Au milieu de ce qui semble être pour moi un véritable chaos, je ne me sens vraiment pas à ma place. J'aimerai être dans un arbre, invisible à tous ces yeux et observer sans mot.

Il me faudra quelques jours pour me remettre du choc sensoriel de l'arrivée. Je ne me sens pas franchement plus à l'aise, mais je suis déjà à peu prêt capable de sortir mon appareil photo (ce qui était tout à fait été impossible à l'arrivée). Le vieux quartier de Bombay (autour de Victoria Sation), malgré les déchets qui jonchent les rues (comme partout ailleurs) présente de nombreux bâtiments de l'époque Britannique, l'architecture est d'ailleurs assez jolie. Les déplacements dans la ville sont très longs de part les distances mais surtout de part la circulation absolument démente. C’est à se demander si il existe un quelconque code de la route. Entre les vaches et les petites échoppes de fruits installées à même la rue, des conducteurs de véhicules en tout genre (du taxi à la charrue) slaloment, roulent à gauche, puis à droite, et progressent en s'insérant dans chacun des petits espaces qui se libèrent sur la route. Je me suis donc beaucoup déplacé à pied, et vu que les trottoirs sont quasi inexistants (ou servent quand il y en a à entasser les déchets) on est souvent contraint de marcher, comme tout le monde, sur.. la route!




 

 

 

 

 

Un après-midi, après une pluie de plusieurs heures, je décide d'aller voir l'un des quartiers de bidonvilles qui longent la mer. Des centaines d'abris de fortune s'empilent les uns sur les autres, tout autour d'une véritable plage de déchets (on y voit même plus le sol). Je n'ai aucune idée de l'étendue de cette "ville" qui semble continuer bien plus loin. Au début je suis dans l'incapacité de sortir mon appareil, puis des jeunes du coin viennent me parler, apparemment surpris de rencontrer un occidental ici. Ils me demandent une photo.. Je ne rangerai pas l'appareil, même si par ma simple présence, je me sens indécent. Quelques rencontres, mais peu parlent anglais. Un gamin réussit tout de même à m'expliquer qu'ici, la plupart des gens vivent de la pêche et de récupération.

 

 

 

 

 


 

 



Publié à 12:37, le 22/09/2017 dans o Sur la Route, Mumbai
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Train pour Bhopal (04/08)

 

 

 

 

 

Train de nuit (qui part en fin d'après-midi et arrive en fin de matinée!) pour Bhopal. Le réseau ferroviaire Indien est à lui même une véritable institution, on y verrait presque quelque chose de folklorique. Tant pour la qualité des trains, que pour la ponctualité, ou la "facilitée" à acquérir une réservation.. Bref. Ce mode de déplacement est franchement lent, et on se rend vite compte qu'on a presque aussi vite fait de prendre le bus. Il y a tout de même une ambiance à laquelle on ne peut être insensible, surtout quand 70% des voyageurs n'ont pas de réservation. Les paysages sont magnifiques, verdoyants et tropicaux, mais parfois des champs servent de décharge à plusieurs villages, ce qui il faut le dire, contraste un peu le paysage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 07:53, le 22/09/2017 dans o Sur la Route,
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Bhopal (04/08)

 

 

Ville tragique. Connue de tous pour la catastrophe industrielle d'une usine chimique. Plus de 20 000 morts, et quelques 150 000 personnes tombées malades, en plus des eaux et des sols qui seront contaminés jusqu'à aujourd'hui encore. Capitale du Madhya Pradesh (région tout à fait au centre du sous-continent), cette ville importante semble pourtant vivre coupée du monde, le souvenir de la catastrophe condamnant ses habitants. Bhopal est bien entendu une ville qui n'est absolument pas fréquentée par les touristes. De ce fait, le regard des gens est certes insistant, mais je pense qu'il est curieux plus qu'autre chose.

Bien sur mon objectif est d'aller voir ce qui reste de l'usine, car malgré toutes les souffrances qu'elle a engendré, et toutes les familles qu'elle a pu détruire, elle trône toujours au milieu de la ville, cachée derrière un grand mur sale, tagué, lui même bordant de vastes quartiers de bidonvilles. Une grande grille toute rouillée, entre ouverte, permet l'accès à l'enceinte de l'usine. A l'intérieur, tout est vert. La végétation a semble-t-il depuis longtemps repris le contrôle, et il est impossible d'ici de voir les restes de l'usine.. Une route s'engage à travers cette petite forêt. 100m plus loin un poste de contrôle avec des gardes armés (et oui, l'affaire a tout de même été étouffée par le gouvernement, donc pas de regards indiscrets!). Après de longues négociations (avec les mains car ils ne parlent quasiment pas anglais), l'un d'eux accepte. Une fois éloigné de ses collègues, la sentence tombe tout de même : "you have no permission, so you have to pay". Un bakchich de 400 Rs est quand même nécessaire avec en plus l'interdiction de prendre des photos. Nouvelles négociations. Allez, 100 Rs supplémentaires et je sors ma boite à image...

Nous marchons à travers la forêt. Puis d'un coup surgit une énorme construction métallique qui doit faire sans doute plus de 20m. Seuls les murs semblent avoir disparu. Les fondations, et les énormes tuyaux qui traversent de part et d'autre cet énorme édiffice sont presque intacts, juste rouillés. Par endroits, on voit des sortes de silos (où devaient être stockés les produits toxiques) éventrés, brulés, à coté desquels se trouvent des morceaux d'isolant, jaunis par le temps. Le vert se mêle à la couleur de la rouille. Décor de guerre, glauque et terrifiant, y passer ne serait-ce qu'une petite heure sera amplement suffisant. Bientôt, de gros nuages noirs annoncent l'imminente nécessité de retourner en ville se mettre à l'abris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 06:42, le 21/09/2017 dans o Sur la Route,
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Agra (06/08)

Il fallait passer par cette ville. Le Taj Mahal biensûr. A 6h, le train arrive en gare. Je laisse mes bagages au cloak-room, et pars en direction de la Merveille blanche. Depuis la vieille ville, on voit surplomber le haut des dômes. Vague frisson. L'entrée au mausolée se fait par une immense et somptueuse porte de brique rouge. Le prix de la visite est à la norme occidentale : 750 Rs, soit environ 15€ (les indiens n'en payent que 50, heureusement). On traverse ensuite un premier jardin pour se diriger vers une autre grande porte. Puis tout s'arrête. L'immense édifice, véritable ode à l'amour, se dresse au loin derrière cette seconde porte, d'un blanc tellement éclatant que cela parait presque irréel. C'est l'un des monuments au monde que l'on voit le plus en photo, et pourtant le choc visuel n'en est pas amoindri. Je m'avance à travers l'immense parc qui le borde, ébahi. Il est bientôt 8h, et la chaleur est déjà intenable. Le soleil se reflète sur le marbre blanc, rendant la scène encore plus grandiose. Mais il se reflète également sur le marbre au sol, tout autour du Taj. Mes pieds qui se doivent d'être nus, brûlent.

 

 

 
 
 
 
 
    Agra, malgré toutes les merveilles architecturales qu'elle renferme, est une ville franchement désagréable à vivre. Pour cause, l'omniprésence de touristes rend les contacts avec l’indien complétement impossible, ceux-ci étant toujours intéressés. Bref, pour moi il n'y avait aucune nécessité à s'attarder dans cette ville. Je prévois mon départ pour le lendemain. En fin d'après midi, visite du Mausolée d'Itimad-ud-Daulah, plus communément appelé le Baby Taj. Il n'y a presque personne, le soleil se couche sur la Yamuna (deuxième plus gros fleuve d'Inde).

 

 

 

 
 
 
 



Publié à 10:49, le 20/09/2017 dans o Sur la Route, Âgrâ
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Lucknow (08/08)

 


Agra-Lucknow : 260 Km. 18h de train! Un train avait déraillé sur la voie en sens inverse, et de ce fait, la circulation dans les deux sens ne se faisait plus que sur une unique voie. J'ai cru que cela ne s'arrêterait jamais. Heureusement quelques rencontres forts sympathiques auront su agrémenter ce long voyage. Au lieu d'arriver à 7h du matin, le train n'arrivera qu'à 19h...

Lucknow, capitale de l'Uttar Pradesh, la région la plus peuplée d'Inde. Cette région relativement riche, est au coeur de l'histoire Indienne (notamment dans la lutte pour l'indépendance). Tout récemment, une femme intouchable est passé (et pour la toute première fois en Inde) à la tête de l'Uttar Pradesh, ce qui en fait une région très avant-gardiste en matière de politique. Lucknow est pourtant une ville où l'on croise une importante classe bourgeoise, et cela ne fait biensûr qu'accentuer les énormes contrastes sociaux que l'on voit partout en Inde. Ville bien moins polluée que les précédentes, les déchets sont collectés, et il arrive même de voir des poubelles dans la rue (waou!).

 

 

Dans une mosquée de Lucknow



Publié à 06:51, le 19/09/2017 dans o Sur la Route,
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Train pour Allahabad (10/08)

 

    Magnifique fin d'après midi. Allahabad n'est qu'à quatre petites heures de train.

 

 

 

 

 



Publié à 07:58, le 18/09/2017 dans o Sur la Route,
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Allahabad (11/08)

Quand les Dieux régnaient sur Terre, il existait un élixir d'immortalité appelé Kumb. Lors d'une lutte acharnée entre dieux et démons, Vishnou parvint à s'en emparer, mais dans sa fuite à travers le ciel, quatre gouttes tombèrent sur terre, donnant naissance à quatre villes. Allahabad est l'une de ces villes. Elle est au confluent du Gange et de la Yamuna, les deux plus grands fleuves du pays. Selon les Hindous, la Saraswoti, rivière de l'éveil, rejoindrait les deux autres par le dessous. Bon, en définitive, une ville top top sacrée. Tous les 12 ans des millions (oui des millions!) d'Hindous viennent célébrer le Kumb Mela au confluent de ces trois fleuves. Comme toutes les villes non touristiques, les gens sont agréables et les échanges faciles. L'endroit sacré en question (le point de concours des deux, enfin trois, fleuves), se trouve à une petite dizaine de kilomètres de la ville. C'est un grand banc de sable qui s'avance entre les eaux, d'un coté verte (le Gange), de l'autre bleue (la Yamuna). Des petits baraquements en bambous y sont installés, et de nombreux pèlerins s'y prélassent. J'y passerai deux bonnes heures en compagnie d'un groupe de fidèles (qui d'ailleurs ne parlaient quasiment pas anglais).

 

 

 



Publié à 06:16, le 18/09/2017 dans o Sur la Route,
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Bus pour Bénarès (12/08)

 

    Long mais fabuleux trajet de bus pour rejoindre la vieille Bénarès. Nous longeons les bords du Gange, le fleuve le plus sacré au monde. Sur la route des centaines de pélerins habillés tout en orange vont vers Bénarès y adorer Shiva.

 

 

 

 



Publié à 02:05, le 18/09/2017 dans o Sur la Route,
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Bénarès (12/08)

Bénarès, ou Varanasi, l'une des villes les plus vieille au monde. Elle aurait plus de 3000 ans (même si elle fut maintes fois pillée et détruite). L'hindouisme est né avec cette ville. Longeant le Gange sur plusieurs kilomètres, les berges sont aménagées en ghâts, marches de pierres qui permettent aux fidèles de descendre jusqu'au fleuve pour y pratiquer leurs ablutions. Ville de vie et de mort, sacrée par excellence, c'est aussi à Bénarès que tout hindou aspire à mourir, incinéré sur les bords du Gange, et ses cendres ensuite jetés dans le fleuve (qui n'est autre que la chevelure de Shiva). En mourrant de la sorte, les hindous interrompraient le cycle des réincarnations et accéderaient directement au Nirvana. Il existe deux ghâts de crémation à Bénarès, et on dit que le feu ne s'est pas éteint depuis plus de 1000 ans (avec plus de 750 millions d'hindous, on peut comprendre). Il se dégage de cette ville, une ambiance absolument indescriptible, sacrée, moyenâgeuse, parfois même terrifiante. A n'importe quelle heure du jour et de la nuit, une acre fumée se dégage dans le ciel, inlassablement.

Arrivée dans la ville par les ghâts, de nuit, sous une pluie torrentielle. Plein de vieillards au bord de l'eau, des cloches, et le feu qui résiste même à la pluie. Effarant.

 

 

 

 

    Puis, depuis l'eau, sur une barque. Sans doute la vision la plus irréelle de mon voyage. Le ghât de crémation depuis le Gange. Quelques minutes plus tard, les cendres viendront flotter non loin de moi.

 

 

 

 

J'aurais finalement pris très peu de photo à Bénarès, et pourtant il y en aurait eut mille à faire. En fait, j'étais souvent juste incapable de sortir l'appareil, tant cela aurait rompu tous les spectacles auxquels j'assistais. Enfin... le dernier soir, cérémonie religieuse sur un ghât. Fumées, chants transcendés, flammes, et Gange...

 

 

 

 

 

 

 

 

    Le soir, depuis un toit. Coupure de courant dans toute la ville. Une seule lumière persiste, celle des éternelles flammes.

 

 

 

 



Publié à 04:25, le 16/09/2017 dans o Sur la Route,
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Vers le Népal (16/08)

Déçu de devoir quitter Bénarès. Je retrouve la veille de mon départ un petit groupe de français : Thomas, Romain, Choralyne et Hélène. Tous sont à Sciences Po excepté Thomas qui est fait est en BTS audiovisuel. Je connais Thomas et Romain du lycée. Nous avions prévu de nous rejoindre à Bénarès pour partir sur le Népal ensemble (eux venaient de Delhi et Bombay). Nous prenons donc un train de nuit pour Gorakhpur (Nord-Est de l'Uttar Pradesh). Au petit matin, après une nuit peu agréable (on ne dort jamais vraiment bien dans les trains indiens!), nous prenons un bus pour Sunoli, ville frontalière au Népal. Le trajet de bus est très long, nous mettons 5h au lieu des 2h prévues (tu parles). Nous passons par des endroits dévastés par la mousson, de véritables lacs se sont formés, engloutissant rizières et forêts. Nous parvenons finalement à Sunoli. L'obtention du visa Népalais n'est qu'une simple formalité. 30 dollars, deux photos d'identité et c'est tout. En moins de 20 minutes, nous avons passé la frontière. "Welcome to (the Maoist Republic of) Nepal" est marqué sur un mur à l'entrée. Direction Pokhara. Nous louons avec (des espagnols rencontrés dans le bus), une jeep pour nous y rendre. C'est parti pour 6 heures de route. Il fait un temps magnifique (ce qui me change de Bénarès), nous apercevons au loin des sommets. Au bout d'une heure de route, nous rentrons dans l'Himalaya. Le temps change radicalement. Des montagnes à perte de vue, toutes plus verdoyantes les unes que les autres. Grandiose.

 

 

 

 
 
 
 


Publié à 08:12, le 15/09/2017 dans o Sur la Route,
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Népal, Trek (17/08)

Le lendemain de notre arrivée à Pokhara, dès les premières lueurs du jour, nous allons prendre nos permis de trek, et partons, chacun notre gros sac sur le dos, en direction des Annapurnas. Le trek démarre à Naya Pull (autour de 1000m) pour finir au Annapurna Base Camp (4130m). Nous avons décidé de ne pas prendre de guide, les sentiers jusqu'au ABC étant apparemment facilement repérables car régulièrement pratiqués par les népalais. Nous voilà donc dans l'Himalaya tous les cinq, le sourire au oreilles, marchant entre les rizières, traversant d'immenses ponts de bois, et grimpant des marches de pierres sur des centaines de mètres de dénivelé. Mi-août n'est pas la bonne saison pour faire le Népal. En tout cas c'est ce que l'on dit... C'est en fait la fin de la mousson, et effectivement il pleuvait de façon assez régulière. Cela dit, la pluie, constante, mais pas vraiment violente, nous aidait presque à monter tant la chaleur était intense et l'effort épuisant. A part le risque de s'étaler en glissant sur une marche (ce qui aurait pu, il faut l'avouer, être drôlement douloureux!), a part l'attaque systématique de sangsues au moindre de nos arrêts, nous n'étions pas mécontents de ce petit crachin qui nous rafraîchissait.

 

 
 
 
 
 
 
 
    Nous passons notre première nuit à Gandruk. Petit village de montagne. Réveil magique entre les montagnes. La vallée est un peu plus dégagée que la veille.
 
 
 
 

Nous poursuivons notre périple à travers les montagnes. La pluie revient relativement vite, et nos pires ennemies avec. Nous pourrions rebaptiser cette journée, "le Jour des Sangsues". Nous sommes littéralement attaqués (Romain en aura totalisé une quarantaine à lui seul). Elles s'infiltrent partout, dans les chaussures (et passent sous les chaussettes), sous les pantalons, T-shirt, nous en retrouvons même dans nos cheveux! (pour en savoir un peu plus la bestiole http://fr.wikipedia.org/wiki/Hirudinea)

 
 
 
 

La journée devient éprouvante, tant du point de vu de l'effort que de la pression psychologique qu'exercent sur nous les sangsues. Nous passons un col à 2500m et projetons de nous arrêter à Chomrong, un village 3h plus loin. De gros nuages noirs descendent au loin des sommets.


 




Publié à 09:02, le 14/09/2017 dans o Sur la Route,
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Trekséparation (19/08)

 

 

Après une nuit passée à Chomrong (dans une lodge),nous constatons que la pluie qui s'acharne sur la vallée depuis la veille ne s'est pas interrompue à un seul moment. Il nous est impossible de poursuivre de ce temps. Le petit groupe que nous sommes fait alors face à une crise interne majeure. Il est question de ne pas poursuivre tant la météo laisse à désirer. Romain est censé être à Shangai quatre jours plus tard, et Choralyne à Delhi le plus tôt possible. Il est n'est pas pensable pour eux de perdre une journée à Chomrong à attendre que la tempête cesse pour partir. La décision sera longue à prendre, mais finalement la dissolution de notre groupe s'impose. Choralyne, Hélène et Romain décident de redescendre tranquillement sur Naya Pull, et Thomas et moi décidons de poursuivre.

Nous nous séparons cette même journée vers 15h30 alors que la pluie bat d'un rythme moins soutenu. Pour Tom et moi : direction Dovan. Indiqué à 4h de marche sur le topo. Nous devons arriver avant la tombée de la nuit (vers 18h30) et marchons de ce fait à une bonne allure. Nous ne mettrons que 2h30.

 

 



Publié à 06:03, le 14/09/2017 dans o Sur la Route,
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Himalaya trek (20/08)

Notre seconde journée à deux sera très physique. Nous partons de Dovan (2500m) tôt le matin, et pensons finir notre journée au Machapuchre Base Camp (3700m), dernière étape avant le ABC. Sous une petite pluie, nous marchons pendant près de 2h à travers une véritable jungle, parsemée de cascades et petits cours d'eau. A partir de 3200m, le paysage commence à changer, et la végétation devient de moins en moins variée.

 


Nous parvenons finalement au MBC plus tôt que prévu, et malgré un léger mal de crâne (du à l'altitude), nous décidons de poursuivre jusqu'au ABC, 400m plus haut, afin d'y passer la nuit. Nous arrivons au camp de base de l'Annapurna vers 17h30, en plein brouillard, et pour cause nous ne voyons à peine 10m devant nous. Le manque d'oxygène se fait quand même ressentir. On a l'impression d'être fiévreux, et la sensation d'équilibre m'a semblé quelque peu altérée.

 

Le camp de base a une allure de refuge. Nous nous retrouvons avec une petite dizaine de personnes, toutes agglutinées dans la pièce principale où il fait un peu plus chaud. La plupart sont venus avec un guide et arrivés bien avant nous (mais partis de bien moins bas!). Nous passons la soirée à discuter avec des israéliens, puis allons nous coucher la tête engourdie dans ces gros nuages qui englobent le camp.



Publié à 11:13, le 13/09/2017 dans o Sur la Route,
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Annapurna Base Camp (21/08)

Nous passons une très mauvaise nuit. Déjà beaucoup de mal à s'endormir, pour enfin trouver un sommeil par intermittence, où l'on se réveille quasiment toutes les demi-heures. Les chambres sont alignées dans un bâtiment à coté, et les portes donnent toutes sur l'extérieur. Il fait donc très froid. Vers 5h du matin, (je venais pour la nième fois de me réveiller), le guide des israéliens, Shiva, vient frapper à notre porte: "Come come my friends". J'ai tout de suite compris de quoi il s'agissait. Nous nous jetons hors de nos lits et ouvrons la porte. Ô joie. Toute la montagne est dégagée. Le soleil se lève à peine, se reflétant seulement au sommet des plus hauts monts. Dans une euphorie générale, la petite quinzaine de trekkeurs que nous sommes nous élançons en courant entre ces montagnes. Les larmes viendraient presque aux yeux tant le spectacle est grandiose. Nous hurlons, nous rions, d'autant plus conscients que cela fait plus de 2 mois (et oui la mousson!) que l'on ne voit plus les montagnes depuis le ABC. Et nous qui croyions redescendre sous le même brouillard que la veille...

 

 

 
 
L'Annapurna One, dont le sommet culmine à 8097m
 
 
 
 
L'Annapurna III (7555m)
 
 
 
 
L'Annapurna Sud (7219m)
 
 
 
 
Le Machapuchre (6997m)
 
 
 
   Peu à peu le soleil procéde à son ascension. Au milieu ces "cathédrales" (pour reprendre Anatoli Chlekht, grand alpiniste russe, mort sur le Makalu), plus rien n'existe. Un royaume silencieux dans lequel on voudrait se perdre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Publié à 02:45, le 13/09/2017 dans o Sur la Route,
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La Descente (21/08)

La descente aura sans doute été la partie la plus éprouvante de cette aventure himalayenne. Autant monter sur des centaines de marches cela fatigue, autant les descendre, cela détruit littéralement les jambes. Nous avons fais à peu près 2000m de dénivelé négatif la première journée (donc directement depuis ABC), pour nous arrêter à nouveau à Chomrong.

 
 
 
 

Le lendemain en fin d'après-midi, à bout de force, nous retrouvons enfin Naya Pull (et la route pour Pokhara). Une "taxi" nous prend. Il est 18h30, la nuit commence à tomber. Le chauffeur s'arrête :" I check the lights!". Il se trouve que même en checkant les lights, celles-ci ne fonctionnent et ne fonctionneront pas. La nuit s'installe, un brouillard pas possible avec, et notre taxi roule au beau milieu de la montagne, sans une lumière, et avec une visibilité qui ne dépasse pas les 10m. Chapeau. Nous mettrons presque 3h pour regagner Pokhara (au lieu d'une heure!). Bref, nous trouvons facilement une guest-house, et nous couchons, exténués, les muscles de tout le corps tendus, inutilisables.




Publié à 07:32, le 10/09/2017 dans o Sur la Route,
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Pohkara (22/08)

 

 

Pohkara est une toute petite ville au bord d'un somptueux lac. A l'horizon, que des montagnes et de gros nuages de moussons, tous blancs et très denses, baignant dans un ciel bleu. Nous décidons avec Thomas de nous administrer un peu de détente avant de regagner Kathmandu, (il doit prendre son avion pour rentrer en france). Nous sommes réellement à bout de force. Nos pieds, ravagés par nos chaussures, et témoins des innombrables combats contre les sangsues, nous supplient de leur laisser repos. J'achète des tongs. Nous louons deux scooooters et après une longue nuit, nous partons à la découverte de ce lieu enchanteresque. L'endroit est tellement hallucinant, que j'e nai presque du mal à profiter. En vain, quelle quiétude pour l'esprit et le corps, après cette Inde et ces montagnes! J'y reste trois jours, mais Thomas n'y reste qu'un, car il veut profiter de Kathmandu avant le 25 (où il part).

 

 

 

C'est réel!!!

 

 

 

Certaines parties du lac sont utilisées pour des rizières, comme ici.

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 10:38, le 25/12/2015 dans o Sur la Route,
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Kathmandu (25/08)

J'ai gagné la capitale népalaise en bus. L’arrivée dans cette ville est assez spectaculaire. Très peu de routes sont bitumées, les immeubles sont très bas, vieux et délabrés. Une forte odeur, semblable à celle qui m’avait pris lors de mon arrivée à Bombay. Je retrouve mon ami Romain, qui attend depuis deux jours un vol pour Shanghai. Ma première impression sur cette ville sera pour le moins très négative. Nous sommes obligés de trouver une chambre dans Thamel. C’est le quartier le plus touristique de la ville, et entre ses boutiques « souvenirs » (limite), et ses bars branchés où l’on peut écouter les Doors et Jefferson Airplane en boucle (non pas que ces groupes me déplaisent ! bien au contraire), je me suis senti fort peu à mon aise. Le deuxième jour à Kathmandu, alors que Thomas et Romain me quittent, je trouve un vol pour Delhi dans 4jours ! Et moi fort peu tombé sous le charme de cette ville, qui me demande ce que je vais bien pouvoir y faire pendant tout ce temps, et seul.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain pourtant tout change. A 5h du matin, alors que le jour se lève tout juste, je quitte Thamel, et me dirige vers Durbar Square. Il s’agit de l’une des plus vieilles places de la ville, et y concentre une bonne vingtaine de somptueux temples, tous accolés les uns aux autres. Les croyants se lèvent de bonne heure pour leurs prières. Alors que toute la place se réveille au rythme de cloches et de petites échoppes qui s’installent progressivement, je m’assois sous un temple, et observe ce vaste spectacle. Puis vers 10h, alors que je déplace d’un temple à un autre, un jeune népalais, la vingtaine, vient me parler. Il s’appelle Shyam, est social-worker, et travaille dans un foyer pour les enfants de la rue. Nous sympathisons très vite, et il m’apprend qu’aujourd’hui, c’est la fête de la vache, l’une des deux fêtes religieuses les plus importantes de l’année. Vers 11h, il m’emmène au foyer où il travaille, tout près de Durbar Square. Il s’agit de deux petites pièces, toutes sombres, où vont et viennent des enfants âgés de 7 à 13 ans. Il est en vérité assez difficile d’évaluer leurs âges. Les enfants viennent au foyer pour manger (midi et soir), ou bien pour y suivre des cours. Shyam avec l’aide de deux autres jeunes de son âge, a été désigné responsable de ce foyer, par l’association qui l’a crée (une asso française d’ailleurs).

Je quitte Shyam vers midi, et retourne sur Durbar Square. La fête de la vache a commencé. Ambiance incroyable. Des centaines de népalais déambulent dans les rues, chantant et dansant au rythme des orchestres qui les accompagnent. Certains enfants sont déguisés et maquillés. Ils sont les « vaches », et représentent d’après ce que j’ai compris, l’âme de proches défunts. La tradition veut que tout le monde fasse des offrandes à ces enfants vaches. Ainsi, le temps de cette journée, ceux sont de véritables rois. Ils arpentent les rues armés de grands sacs dans lesquels ils glissent sans même regarder toutes les offrandes que l’on leur fait. Il s’agit presque tout le temps de nourriture. Il m’a été d’ailleurs très amusant de regarder avec quel acharnement les croyants se ruent sur ces enfants, comme si il fallait qu’ils soient certains de ne pas en oublier un seul. Sans doute de ne pas froisser les dieux. Bref, quelques heures réellement magiques, sous un soleil magnifique. Plus tard dans l’après midi, la fête se transforme en une gentille manifestation contre les intolérances du gouvernement, et notamment l’homosexualité. Pancartes de revendications et poings levés, la fête n’en demeure pas moindre et voit se lever plusieurs drapeaux de la gay-pride.

Je passerai la grande partie des trois jours suivants avec Shyam et quelques uns de ses amis, entre le foyer et Durbar Square. Malgré le monde qui nous sépare, il se crée vraiment une relation entre nous. Nous passons des heures à discuter. Il m’expliquera qu’il a passé toute son enfance dans la rue, comme les gamins qu’il aide en ces moments, comment la colle, les amphétamines et l’héroïne l’ont rendu fou, lui comme tant d’autres. Finalement, il s’en sera sorti quand un australien, pris de sympathie pour lui, l’enverra dans un centre de désintoxication. En sortant, il trouvera ce boulot dans ce foyer. C’est d’après lui ce qui l’aura réellement aidé à ne pas retomber. Il me présentera à ces amis, qui pour la plupart ont connu la rue. J’aurai été réellement surpris de voir à quel point ils m’ont intégré, et en vérité, cela m’a profondément touché.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je quitte avec regret Kathmandu le 30. Shyam semble tout aussi triste que moi de me voir partir. Au fond de moi je ne doute pas que nous nous reverrons. En partant il me donne « a gift », dans un papier journal, je ne l’ouvrirai que dans le taxi pour l’aéroport. Une toute petite statuette de Shiva.

 

 

Voir à gauche dans "rubrique", Kathmandu : le jour de la Vache

 

 



Publié à 10:03, le 8/01/2015 dans o Sur la Route,
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Train pour le Rajasthan (01/09)

Retour en Inde... enfin. Sans réellement savoir pourquoi, tous les jours passés au Népal, je les ai vécu en pensant à l'Inde, à tel point que j'en rêvais la nuit. Pourtant, comment la vie m'aurait pu être plus douce qu'au Népal? Passage éclair par Delhi, où je retrouve Choralyne, l’une de mes compagnonnes de trek. Nous partons le lendemain pour Ajmer, dans le Rajasthan. Très long voyage de train, pour lequel nous n’avons pas de réservation. Je passe ainsi une bonne partie des 9h de trajet, dans le couloir, entre les wagons, et même sur le toit !

 

 

 

 

Des étudiant en Physique à l'université de Jaipur, avec lesquels je sympathise sur le toit du train

 

 

 

Unique photo de moi, prise par mes amis physiciens!

 

 

 


Le train que nous croisons est pour le coup vraiment plein...

 

 

 

Notre train arrive avec beaucoup de retard à Ajmer (à 23h pour être plus précis). Nous n'avions bien entendu pas réservé de chambre, et nous finirons par n'en trouver une que vers 1h du matin. Petite guest-house très bruyante, perdue au milieu de minuscules ruelles. Ambiance fort sympathique malgré tout.

 



Publié à 04:18, le 8/01/2015 dans o Sur la Route,
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Pushkar (02/09)

 

Nous ne restons pas à Ajmer, et décidons de partir pour Pushkar, qui se trouve à un vingtaine de kilomètres. Pushkar est une petite ville qui entoure un lac sacré. Au loin quelques montagnes aux formes très mystiques, font la frontière avec le dessert. On dénombre pas moins de 400 temples répartis dans la ville. Cela fait d'elle un haut lieu de pèlerinage. Je n'ai que peu de mot pour décrire plus amplement cette ville. Une photo parlera d'elle même.

 

 

Lorsque nous arrivons à la station de bus un homme vient nous proposer l'une des chambres qu'il loue dans sa maison familiale à deux pas d'ici. Nous le suivons jusqu'à chez lui, et y faisons la connaissance de toute sa petite famille. Il nous propose une chambre en hauteur avec un superbe balcon donnant sur les toits la ville, pour un prix vraiment peu élevé (150Rs~3€). Que pouvions nous vouloir de plus? Après nous être installés, nous louons des mobs et partons dans la campagne Rajasthanaise. Quelle féerie !

 

 

 

 

 

 

 

Pour ainsi dire, après les 20 premiers jours passés en Inde, je n'arrive pas à m'en remettre. Ici les gens ne semblent plus vivre à la même allure, ni à la même époque. Les journées se rythment sur ces couleurs incroyables, ce coté sacré (un peu comme à Bénarès), sur cette chaleur et cette sensation constamment éprouvée que le désert n'est pas loin. Les femmes, en ville comme dans la campagne sont vêtues de somptueux saris, leurs visages et leurs corps ornés de bijoux. Les hommes à la moustache longue et aux oreilles percées, sont coiffés d'un gigantesque turban d'une couleur toujours aussi incroyable que celle des saris (rouge, orange, jaune fluo, rose...). Nous parcourons plusieurs kilomètres à travers la campagne, nous arrêtant par moment dans de tous petits villages échanger quelques mots avec des gens.

 

 

 

 

Nous passons les deux jours qui suivent entre des petits villages de campagne et Pushkar, et en grande partie grâce à Choralyne, nous faisons de nombreuses rencontres. Deux d'entre elles méritent que j'en parle.

Alors que nous nous sommes aventurés en mob sur un chemin de terre, nous parvenons à une petite ferme. La famille qui semble y vivre, dans un premier temps curieuse, vient à nous. Pendant que j'occupe les enfants, Choralyne échange quelques phrases avec eux. Au bout d'une dizaine de minutes, la confiance semble établie, et la maîtresse de maison nous invite à boire le thé avec eux. Nous nous installons dehors avec eux, sur une toute petite terrasse de béton. Ils insistent pour que l'on s’asseye, et que l'on se mette à nos aises. Le père s'en va traire la vache juste devant nous. Il faut du lait pour le tchai indien. Choralyne et moi nous regardons, ne revenant pas de l'instant que nous sommes en train de vivre. Je veux lui dire merci, tant je sais que sans elle cela aurait été impossible. Sans son hindi, sans le fait que ce soit une femme et qu'elle leur inspire confiance, sans cela, je n'aurais pas été là. Le père nous demande si nous sommes mariés... "Bien entendu". Nous restons avec eux jusqu'au couché du soleil. Aussi surprenant que cela puisse paraître, malgré le fait que ma connaissance de l'hindi se résume à une dizaine de mots, j'arrive à communiquer. Avec les mains, les regards, en dessinant sur le sable. Cela me procure une sensation de bonheur intense. Communiquer sans utiliser de langue.

 

 

 

 

 

 

La deuxième a lieu le lendemain. Nous roulons à travers la campagne, quand nous croisons deux femmes sur le bord de la route. Choralyne s'arrête et leur propose que nous les ramenions chez elles. Ravies, elles s'installent en amazone derrière nous, nous guident jusqu'à chez elles. La dernière que nous ramenons, initialement avec moi, mais passée avec Choralyne lorsque la place sur sa mob s'est libéré (oui, il est plus convenable d'être avec une femme qu'avec un homme), s'appelle Gulabi. Elle est magnifique. Un regard et noir qui rappelle ses cheveux et un énorme anneau dans son nez et rattaché à son oreille par une petite chaîne. Une fois chez elle, elle nous propose de descendre car elle semble tenir à nous faire visiter chez elle. Il s'agit d'un petit lotissement de 3 ou 4 maisons, entouré de champs. Une dizaine de jeunes enfants arrivent, suivis de cinq femmes, des amies ou filles de Gulabi. Comme l'autre fois, la confiance est très vite établie, et alors que partout en Inde, les femmes refusent de se faire prendre en photo, ceux sont elles qui cette fois me demandent. S'en suit une fin d'après midi fabuleuse (nous y resterons presque 3h). Je prends de nombreuses photos, les amies et filles de Gulabi, posent littéralement devant l'appareil, sans aucune gène, elles rigolent, se prennent au jeu. Et moi, qui ne parle toujours pas un mot d'hindi, trouve le moyen de me prendre d'un fou rire pas possible avec l'une d'entre elles. Choralyne perfectionne son hindi, et Gulabi maîtresse des lieux, veille à son petit monde.

 

 

 

 

 

 

Choralyne doit malheureusement partir le 4 dans l'après-midi, devant rapidement être à Delhi pour ses cours. Je décide de rester une journée supplémentaire à Pushkar. Comme si je ne m'étais pas assez enivré à mon goût de tous les délices de cette ville et de ses alentours. Je fais, même tout seul, de nombreuses rencontres, et notamment celle d'un sadduh (alors que je me promène à l'aube au bord du lac), qui va m'inviter chez lui, dans un vieux temple abandonné au milieu d'une forêt voisine. L'échange est alors très difficile (pour le coup lui ne parlait pas un mot d'anglais), mais pour autant il semble quand même y avoir un contact (nous dessinons, faisons de grands gestes des mains, c'est assez amusant en y repensant), et je reste presque 1h avec lui, assis dans son antre sombre et poussiéreuse. (Pour voir les photos prises au Rajasthan, aller à gauche dans "rubriques", Couleurs du Rajasthan)

Bref, souvenir ému de cette ville, où mes rencontres auront toutes été d'une intense richesse. Je pars le 6 pour Ajmer d'où je dois prendre un train pour Jaipur.

 

 

 



Publié à 03:01, le 8/01/2015 dans o Sur la Route,
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Jaipur (06/09)

Jaipur est la capitale du Rajasthan. C'est aussi l'une des capitales mondiales de l'orfèvrerie. Ville gigantesque, très polluée, mais magnifique malgré tout. Je passe pour ainsi dire plusieurs heures à errer dans les petites rues de la vieille ville, que l'on nomme "la ville rose". Au coucher de soleil, tous ces bâtiments prennent une teinte incroyable.

 

 

 
 

Je fais plusieurs rencontres très amusantes. La première avec un chauffeur de rickshaw avec qui je pars de bon matin. Il a l'air très joyeux et ne cesse de chanter. Nous discutons un peu, puis il m'arrète à la gare pour que je regarde des horaires de trains. En remontant, je déchire mon pantalon, pile poil au mauvais endroit. Le chauffeur se marre, puis ni une ni deux, me sort un pantalon de sous son siège. Je me marre à mon tour tant la situation est drôle. Il tient absolument à me le donner. Je me change finalement sur le bord de la route en le remerciant mille fois. Il me dépose, près de l'ancien palais du Maharadjah. Là, je rencontre très vite deux gars qui n'ont pas l'air de savoir plus que moi ce qu'ils font là. L'un d'eux apprend le français depuis 1mois. Nous décidons de manger ensemble. Nous achetons 12 nans (le pain indien) de la sauce curry (normal), et allons festoyer un peu à l'écart dans la cour d'un vieux temple. Ces deux là sont de vrais marrants. J'aide l'un à faire ses exercices de français, pendant que l'autre s'amuse avec mon appareil photo.

 

 

 

 
 
 

L'avantage d'être dans une grande ville, c'est que la plupart des gens parlent un peu anglais, ce qui facilite tout même énormément des rencontres. Il y en a eut d'autres à Jaipur, je suis même invité à un mariage par un type avec qui je sympathise. Malheureusement, mon voyage touche à sa fin, et il me faut déjà penser à rentrer sur Delhi. Je prends le train le 8, en fin d'après-midi.



Publié à 11:12, le 10/12/2014 dans o Sur la Route,
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" It's India !!! "

 

 

Ce périple de 40 jours à travers ces deux pays ne m'aura pas été de tout repos. Deux pays, l'Inde et le Népal. Deux pays voisins, proches et semblables en bien des points, mais deux pays qui conservent des traits de caractéristiques qui leur sont bien propres. J'ai effectué ce voyage avec un objectif photographique portant sur le thème de la pollution. Comme bien des pays en voie de développement, les questions environnementales, et plus particulièrement les problèmes concernant la gestion des déchets, ne font pas l'objet des plus vives attentions.

L'Inde. On l'appelle souvent "le sous-continent". Un peu plus d'un milliard d'habitants, et une croissance économique qui explose littéralement. Malheureusement, alors que cette vague grandiose entraîne avec elle des millions d'indiens, elle noie un peu plus des millions d'autres. L'Inde, pays des disparités dans toute sa splendeur. Il suffit de marcher quelques mètres dans Delhi ou Bombay pour en prendre conscience. Une jeune indienne au volant d'une BMW, et des lunettes de soleil dior qui cachent son teint pâle. A deux mètres, assis sur le trottoir, un gamin moitié nu, les yeux révulsés, et un mouchoir imbibé de pétrole à la main. Chacun semble à sa place, les uns profitent, les autres se meurent sans jamais exprimer la moindre jalousie ou envie, sans jamais remettre en cause leur immuable destin. La religion semble rester l'un des seuls points de concourt de tous ces gens. Pourtant, il y en a un autre : leur environnement. Malgré cette religion (l'hindouisme) qui entretient la plus profonde intimité avec la nature et tout ce qui y touche, il n'existe pas une seule ville en Inde qui soit totalement propre. Les rues sont jonchées de déchets sur des centaines de mètres, formant par endroits, de véritables montagnes. Plastique, conserves, déchets organiques semblent y pourrir paisiblement. Absolument rien n'est fait. Il n'existe pas d'organisme gérant ces déchets (à part peut-être dans certains beaux quartiers de Delhi), et pour ainsi dire, l'ampleur du phénomène est tellement gigantesque, que l'on ne peut même pas imaginer de solution viable. J'ai bien entendu, lors de multiples rencontres, abordé le sujet. J'ai rencontré des personnes pouvant s'apparenter à une classe riche, mais également des gens s'apparentant à une classe très pauvre. Il est surprenant de voir à quel point la plupart ne sont pas choqués du tout. Ils vivent tous ainsi, et quand ils ont ne serait-ce que la moindre chose à jeter, la question ne se pose même pas. La rue qui abrite déjà tous les déchets de la ville, n'en changera pas moins si l'on y jette un petit papier supplémentaire. Il en est ainsi depuis, semble-t-il "toujours". Une chose m'a d'ailleurs particulièrement surpris. Il m'est arrivé à plusieurs reprises lors de ce voyage, de demander presque instinctivement (sachant que je ne pourrais trouver de poubelle, vu qu'il n'en existe pas), où je pouvais me débarrasser d'un sac plastique, ou d'un papier, et d'entendre le charmant ami que je m'étais fait me répondre "ohh, here in the street..... It's India!!!", le sourire aux lèvres. C'est en vérité le "It's India" qui m'a beaucoup surpris. Ils savent tous ce qu'il en est, mais ils semblent avoir appris à vivre avec. Il est même malheureux de voir que certains (sur)vivent grâce à ces déchets. Jours et nuits, des Intouchables passent en revu ces tonnes de détritus, pour y trouver tout ce que pourrait être réutilisable ou recyclable. En vain, les villes, les campagnes, le pays entier s'entasse de déchets. Le Gange, la chevelure de Shiva, fleuve sacré de tous les hindous, est le fleuve quasiment le plus pollué au monde. Quels contrastes!

 

Il me restera réellement une chose de ce "sujet" que je me serai attelé à comprendre et à observer. C'était au tout début de mon voyage, à Bombay. Je discutais un soir avec le gardien de nuit de ma guest-house. Il était payé 50Rs par nuit (moins d'un euro), et travaillait 7j/7. Il restait éveillé grâce à des drogues. J'essayais d'aborder ce sujet de "l'environnement" pour avoir son avis, quel qu'il soit. Savoir si ce "problème" lui évoquait quelque chose. Et lui, de me répondre dans son état semi léthargique, qu'il "voyait" ce dont je parlais, pour ramener ensuite coup sur coup la conversation sur le fait qu'il voulait trouver un autre travail, manger, et dormir. J'ai donc réalisé, au début de mon voyage, que pour ces gens qui ont a à peine les moyens se nourrir, savoir où finissent les déchets, et quelles seront les "terribles" conséquences du réchauffement climatique, sont les cadets de leurs soucis. J'en suis venu à la conclusion suivante : l'écologie est un luxe d'occidental.

 

Un gamin et la photo de sa famille, dans des bidonvilles près de la mer. Bombay

 

 

 

 

 

 

 

 


Plage. Bombay

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux jeunes indiens pendant leur toilette matinale. Bords de mer. Bombay

 

 

 

 

 

 

 

Bidonville. Bombay

 

 

 

 

 

 

 

Bidonville. Bombay

 

 

 

 

 

 

 

 

Trottoirs de l'une des artères principales de Bombay, jonchée de d'ordures. Des hors-castes (intouchables) procèdent au tri, et y récupèrent ce qu'ils peuvent encore utiliser. Bombay

 

 

 

 

 

 

 

 

En pleine campagne, le tracteur s'arréte, et toute la benne, remplie de déchets, et vidée sur le sol. Train Bombay-Bhopal

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bien grande vache. Agra

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une grande rue, une femme se débarasse de ses ordures. Ajmer

 

 

 

 

 

 

 

 

Marchand de bananes ambulant. Allahabad

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ghâts au bord du Gange. Chaque jours des milliers d'indiens viennent en pélerinage se baigner dans ce fleuve qui est l'un des plus pollués au monde. Bénarès

 

 

 

 

 

 



Publié à 11:21, le 14/08/2008 dans o Quelle gestion pour ces déchets,
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Le jour de la Vache (25/08)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 11:34, le 24/01/2008 dans o Kathmandu : le Jour de la Vache,
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Inside Union Carbide

 

 

 

 

 

   

    Bhopal. La nuit du 3 décembre 1984, l'usine de pesticide appartenant au groupe Union Carbide (USA), explose et déverse dans l'atmosphère 40 tonnes d'isocyanate de méthyle. Cette catastrophe industrielle sera l'une des plus meutrières de l'histoire. Quelques 25 000 morts et 100 000 malades . L'affaire est portée en justice. S'en suit une bataille juridique sans fin, qui ne désignera donc jamais vraiment de coupable, Union Carbide Corporation (alors racheté par Dow Chemical) et l'état Indien se rejetant mutuellement la faute. Des centaines de familles auront porté plainte, aidés de nombreuses associations. En vain. Les familles ont à peine été indemnisées, L'usine n'a pas été démantelée, et elle trône toujours au milieu de la ville, vestige d'un douloureux passé. Actuellement, les eaux et les sols sont toujours contaminés. Des milliers d'habitants sont encore malades, et beaucoup sont aveugles.

 

 

 

 

Gardien. Décombres de l'usine. Bhopal

 

 

 

 

 

 

 

 

Vestiges de rouille. Bhopal

 

 

 

 

 

 

 

 

"22 Years is enough - Justice in Bhopal now". Mur d'enceinte. Bhopal

 

 

 

 

 

 

 

 

Gamin d'un bidonville devant le mur

 

 

 

 

 

 

 

 

Un marchand aveugle



Publié à 01:46, le 20/12/2007 dans o Quelle gestion pour ces déchets,
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Couleurs du Rajasthan

 

 

    Le Rajasthan est une région à part. Littéralement "Pays des Seigneurs", cette région fût pendant les siècles controlée par les Rajpoutes, peuples de guerriers réunis en clans. Bordée par un desert et des montagnes, c'est une région qui semble coupée du reste de l'Inde.

 

 

 

 

   Quand on arrive dans le Rajasthan, on ne voit plus qu'une chose. Des couleurs. Toutes plus vives et plus étincelantes les unes que les autres. En quittant Kathmandu pour revenir en Inde, j'avais un nouvel objectif en tête : remplir mon appareil de couleurs. Ramener tant bien que mal, et ce, malgré le contraste avec les déchets et la pollution, ce qui m'avait tant envouté. Cette région sera également la seule où je serais parvenu à prendre des clichés de femmes, car quand on est un homme (qui plus est blanc) c'est assez dur (voir impossible) de nouer contact avec une femme. Je ne manquerai pas de remercier Choralyne qui m'accompagna deux tous petits jours dans cette région. Sans elle et sa maitrise de l'Hindi, je n'aurais pas pris la moitié de ces clichés.

 

 

 

 

 


Famille aux abords d'un village

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfant dans une ferme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeune fille et son père

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séchage de linge sur un toit. Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gulabi, la maitresse des lieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeune fille dans la ferme de Gulabi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Femme en rouge, toujours dans la ferme de Gulabi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rose sourire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeune fille dans la ferme de Gulabi

 

 




 

 

 

 

 

Rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas sur la même longueur d'onde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Femmes en couleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gardien du lac. Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couple au bord du lac. Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une ferme, mère de famille préparant le tchai (thé!)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En pleine campagne, à l'ombre sous un arbre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous le même arbre, cette jeune fille veut être prise en photo, mais ne veut pas dévoiler son visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joueur de flûtes au bord du lac. Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un marchand de tissus. Ajmer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vieille femme dans un village

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19h. Dans un champ sur le bord d'une route, cette jeune femme cueille des fleurs avec son mari

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un sadduh (Renonçant à la vie materielle), son chilom à la main. Dans un temple abandonné, au milieu d'une forêt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans un champ, une grand-mère fumant son beedi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une rue, une mère et sa fille. Ajmer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au petit matin, discussion entre hommes, et entre femmes. Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Petite échoppe familiale

 

 



Publié à 04:22, le 19/12/2007 dans o Couleurs du Rajasthan,
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Rencontres

Voici une bribe des rencontres que j'ai pu faire. Parfois il s'agit juste de quelques mots échangés, parfois de bien plus.

 

 

 



Gérant de la guest-house. Bombay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gamin dans des bidonvilles. Bophal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gamin dans un marché. Bophal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visage plissé. Bophal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A trois. Bohpal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chauffeur de rickshaw. Agra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite famille devant le Taj Mahal. Agra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gardien du baby-taj. Agra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En attendant Lucknow.. sur la voie, le train arrété

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sadduh. Train pour Lucknow

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un père et son fils. Allahabad

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manu, un étudiant de 20 ans. Bus pour Bénarès

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15 Aout. Fête de l'indépendance. Discussion d'un toit à l'autre. Bénarès

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fillette sur les ghâts. Bénarès

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sérieuse. Village népalais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois enfants attendent. Village Népalais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfant d'altitude. Col de Gandruk

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guitare Héro. Nous restons près d'une heure à jouer avec lui. Macchapuchre Base Camp

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En congé. Kathmandu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sourire. Kathmandu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sadduh. Kathmandu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La plus belle. Kathmandu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon ami Shyam (à gauche) et son "frère". Durbar Square, Kathmandu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vielle femme parlant un français tout à fait correct. Durbar Square, Kathmandu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etudiants en physique à l'université de Jaipur. Sur le toit du train pour Ajmer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre de Gulabi, sur le bord d'une route. Rajasthan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couple cueilleurs de fleurs au couché de soleil. Rajasthan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Baba le Sadduh fumant son chilom. Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vieil ami de Baba. Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit garçon et une belle vache. Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vieil homme aveugle. Ajmer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Garçon apprenant l'anglais. Dans un train pour Jaipur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecoliers en sortie. India Gate, New Delhi

 

 



Publié à 05:53, le 29/10/2007 dans o Rencontres et Portraits,
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